Parfois, un simple détail peut faire basculer une vie. C’est exactement ce qui est arrivé à Sandro Mauro et Natassa Karazozis, alors qu’un soir, au tout début de la pandémie, ils ont eu brusquement envie de biscuits aux pépites de chocolat. C’est cette simple envie de biscuits qui a été l’élément déclencheur des vidéos Facebook de Cooking with Sandro. Nous avons interrogé Sandro qui nous raconte l’histoire derrière ces capsules qui connaissent, depuis le début, un succès fulgurant.

Lorsque tout commence par des biscuits et des hamburgers
C’est effectivement en voulant concocter des biscuits, que Sandro et Natassa ont débuté cette aventure qui est devenue Cooking with Sandro. Cette soirée-là, ils n’avaient pas de pépites au chocolat et sont donc sortis en acheter. C’était alors le début de la pandémie et, comme nous pouvons nous le rappeler, les tablettes des épiceries s’étaient presque entièrement vidées; tout le monde désirant faire des provisions à cette époque où tout était incertain. Après avoir fait le tour de deux ou trois épiceries afin de dénicher les précieuses pépites, c’est en rentrant à la maison que Sandro et Natassa ont réalisé leur première capsule en direct, les fameuses vidéos live, sur Facebook.

Cela leur a donné la piqûre des vidéos, car cela leur permettait de maintenir un lien avec leurs proches en cette période de confinement. « Lorsqu’on a commencé, c’était tout simplement pour nous, pour avoir du plaisir. On cuisinait notre repas, on buvait du vin et on se filmait. C’étaient des vidéos d’environ 15 à 20 minutes », explique Sandro.

Puis, finalement, il y a eu le premier soir où le match de hockey des Canadiens de Montréal a été annulé. Sandro raconte : « Un peu sous le choc de tout ce qui se passait dans le monde, j’ai enfilé mon chandail des Canadiens et Natassa m’a filmé en train de cuisiner des "All-American" hamburgers. Ce soir-là, 22 000 personnes ont écouté ma vidéo. Une heure après, j’étais bombardé d’appels de compagnies de médias et d’agences de talent. »

Sandro n’a pas accepté de prime abord ces premières offres, stipulant que le domaine des réseaux sociaux lui était, pour ainsi dire, inconnu. Les soirs suivants, la présentation de nouvelles vidéos ayant toujours le même succès, les appels des agences se sont poursuivis. « Je leur ai expliqué que je voulais garder le concept simple et surtout, maintenir le fait que les vidéos se déroulent en direct, peu importe ce que cela donne, car c’était l’essence même de mes capsules depuis le début. Nous avons réduit la durée des vidéos à 10 minutes et rapidement, nous avons reçu des commandites de viandes, de poissons, de légumes, de vins... C’est ainsi que Cooking with Sandro a pris forme, en commençant par des biscuits et des hamburgers. »

Dans une ancienne vie
Sandro Mauro n’a pas toujours été cuisinier pourtant. En effet, sa passion lui vient de la période où il travaillait comme chef mécanicien pour des écuries de la Formule 1.

Comme il l’explique : « Dans le secteur de la course automobile, on pense souvent aux véhicules, aux pilotes et aux mécaniciens. Toutefois, il y a une grosse équipe qui travaille dans l’ombre afin de rendre chaque course, chaque essai routier possibles. Par exemple, un des éléments que nous ne voyons pas est l’unité que nous appelons en anglais la "hospitality unit", qui compte les responsables de l’hébergement et de la cuisine de chaque équipe. Ainsi, en cuisine, chaque écurie avait son propre chef privé. Lorsque je travaillais pour l’écurie d’Alain Prost, j’étais très proche de notre chef, le Chef Michel. Il venait de Sicile et nous avions beaucoup de points en commun. »

Sandro continue : « Après toutes ces années, je me rappelle encore son carpaccio. Il était extraordinaire ! Avec la précision d’un rasoir, il arrivait à le couper aussi finement qu’une feuille de papier et il était toujours magnifiquement présenté, avec quelques feuilles de roquette, des copeaux de parmesan, un filet d’huile d’olive. En cuisine, il faisait tout à la main, aidé par sa femme et sa fille qui voyageaient également avec nous. Il travaillait avec des produits locaux qui changeaient selon le pays et la région où nous nous trouvions. J’ai donc eu la chance de tester une grande variété de plats et c’est ainsi que ma passion pour la cuisine est née petit à petit, en apprenant auprès de chefs de renom, qui travaillaient toujours avec des produits frais et locaux. »

« The loudest cooking show in the world »
Rapidement, les vidéos culinaires sont devenues une routine au sein de la famillle de Sandro et Natassa.

Telle une tradition, elles commencent toujours de la même façon : une minute avant que Natassa appuie sur play, les premières notes de la chanson Times Like These, des Foo Fighters, résonnent dans la cuisine. Sandro va donner un bisou à Natassa et celle-ci sait exactement quand débuter l’enregistrement. Et puis résonne le fameux « Let’s go, let’s go, let’s go, let’s cook ! », et c’est parti pour un dix minutes de vidéo à la fin desquelles Sandro met la dernière touche au dressage d’une magnifique recette.

Toutefois, les vidéos n’ont pas toujours eu ce style si particulier qu’on leur connait aujourd’hui. Sandro raconte d’ailleurs que c’est après le commentaire d’un auditeur qui trouvait qu’il parlait trop fort qu’il a commencé à être encore plus ardent, usant avec encore plus d’énergie la fameuse voix qu’on lui connait. C’est à ce moment qu’il a décidé de débuter chaque capsule par « this is the loudest cooking show in the world, this is Cooking with Sandro », et c’est ce qui en fait la marque de commerce.

« Fresh - Nice - Done »
Nous voyons souvent des capsules ou des émissions de cuisine qui expliquent comment faire une recette délicieuse et magnifiquement présentée en 30 ou 45 minutes. Pourtant, entre la routine du travail, des devoirs, des activités parascolaires, il n’est pas toujours facile de réaliser toutes ces recettes extraordinaires qui nécessitent plusieurs ingrédients.  « C’est pour cela que j’ai voulu rester simple avec Cooking with Sandro. Je voulais cuisiner pour moi et pour les gens, de ma cuisine à la leur. En 10 minutes, la durée de mes vidéos, les papas, les mamans, monsieur et madame tout le monde peuvent avoir un plat « fresh, nice, done » et profiter d’un moment familial, comme je le fais avec ma famille une fois que la caméra est coupée », raconte Sandro.

Sandro explique aussi que la fraîcheur et la qualité des ingrédients sont le secret de la réussite de n’importe quel plat. Par exemple, Sandro, dans ses capsules, fait tout lui-même : aucune sauce n’est achetée, ni préparée à l’avance et il n’utilise aucune herbe aromatique séchée. Tout est frais, comme l’indique sa devise « Fresh - Nice - Done ».

Il stipule : « Nous sommes commandités par IGA, par TruLOCAL pour les viandes, par la poissonnerie Casablanca, par le vignoble Gagliano. Nous travaillons avec de beaux produits que les auditeurs peuvent retrouver facilement afin de reproduire nos plats. L’optique de Cooking with Sandro est toujours restée la même depuis le début : réaliser des repas qui s’adaptent à la vie de tous les jours des gens qui nous écoutent. »

En toute humilité, Sandro déclare : « Bien entendu, au fur et à mesure que je faisais des vidéos, je me suis penché sur l’univers des médias sociaux, afin d’en apprendre davantage et de connaître mon public. Et j’ai dû me rendre à l’évidence : certaines personnes étaient bel et bien captivées par mes vidéos et les regardaient de manière assidue. »

Sandro parle notamment de Victor, 6 ans, fan #1 de Cooking with Sandro dès le tout début. Il l’a invité à cuisiner à ses côtés le temps d’une émission. Le bonheur de ce petit garçon était indescriptible. Sandro conclut alors : « Si j’arrive à attirer l’attention d’une seule personne, à lui changer les idées le temps de 10 minutes, à le faire sourire, à l’inspirer à bien manger - surtout en cette période difficile que nous vivons présentement avec la pandémie - cela fait l’essence de mes capsules et je peux dire que j’ai effectué mon travail. »

Pour en apprendre davantage, pour des recettes ou pour la boutique en ligne, visitez le site www.cookingwithsandro.com.